Formé en 2019 aux Etats-Unis, PHALANX INFERNO est emmené par un noyau dur qui gravite dans l'underground US depuis quelques temps. Le CV des gaillards ne trompent pas GORE BATH, TRENCH WARFARE ou ABYSMAL, on est dans quelque chose de boueux et nébuleux en matière de groupe. D'ailleurs avec "Kingdom Of Prayerlessness", on est vite en terrain conquis, c'est un Death Metal bien puissant, bien gros et à l'ambiance tirant clairement sur le Black Metal, on est là sur les traces d'un ACHERON, MORBID ANGEL, DEICIDE ou EVIL INCARNATE. Bref ! Ça tabasse, Lee Fisher, le nouveau venu à la batterie ne fait pas semblant, ça tape juste et fort même si la production étouffée de part le style du groupe n'aide pas à s'en rendre compte à la première écoute. Et pourtant, cette caisse claire qui rythme "Pride... Carnality... Enlightenment" raisonne et imprime la vitesse de vos palpitations. C'est peut-être ce titre qui ressemble le plus à ce que ACHERON a pu faire sur Lex Talionis par exemple, c'est du old-school pur jus que les Américains nous offrent là. La production bien étouffée des guitares ramènera invariablement vers un MORBID ANGEL alors que ce chant caverneux n'est pas sans évoquer ARES KINGDOM également.
Alors, on pourrait continuer à citer des groupes influents ainsi pendant très longtemps tant la scène en regorge mais cela signifie surtout que les mecs de PHALANX INFERNO connaissent parfaitement leurs classiques et qu'ils ont su en tirer la quintessence primaire pour y greffer leur patte qui brasse tout ce que les groupes déjà cités ont en commun mais aussi ce qui les différencie car l'approche du chant et de la batterie tranchent avec celle appliquée aux guitares si on excepte la reprise du "Jewel Throne" de CELTIC FROST qui clôture cet EP mais qui semble avoir une production encore plus raw et crade que le reste. Mais voilà, à travers 4 titres et une reprise qui signifie beaucoup quand aux intentions du groupe, les Américains plantent le décor de ce qu'est leur vision du Black Death Metal et ce décor plaira immédiatement aux amateurs du genre. Reste que le line-up semble bien instable et Ziek Drachenfels ne fait déjà plus partie du projet, dommage car l'option deux guitares collent parfaitement à ce que le groupe imprègne et s'il est évident que le côté sauvage ressortissant à trois, cela pourrait être intéressant, cela pourrait également fondre le groupe dans la masse de power-trio qui inondent déjà le style.
Il est clair que tous les ingrédients du genre sont représentés ici, solos déjantés à coup de vibrato, batterie super nerveuse, paroles anti-religieuses, l'artwork balise bien le chemin, on sait où on met les pieds mais voilà il y a aussi cet instrumental "Pride...Carnality...Enlightenment" planté au beau milieu de ce The Age Of Anti-Aquarius, 6 minutes de brutalité plutôt captivante et ce sentiment que ce groupe ne nous a pas tout dit ici et que la suite peut s'avérer bien intéressante. Un groupe à suivre, donc !
Tracklist :
Alors, j'ai vu les prix et, effectivement, c'est triste de finir une carrière musicale emblématique sur un fistfucking de fan...
20/02/2025, 19:08
J'avoue tout !J'ai tenté avec un pote d'avoir des places le jour J...Quand on a effectivement vu le prix indécent du billet, v'là le froid quoi...Mais bon, lancé dans notre folie, on a tout de même tenté le coup...
20/02/2025, 18:52
Tout à fait d'accord avec toi, Tourista. En même temps, on a appris qu'Ozzy ne chanterait pas tout le concert de Black Sabbath. Du coup, faut essayer de justifier l'achat d'un ticket à un prix honteux pour un pétard mouillé.
20/02/2025, 09:27
Tout est dit.Que ce soir devant 50 personnes dans une salle de quartier ou dans un festival Hirax et en particulier Katon assuré à l'américaine. Parfait.L'album précèdent reste terrible. A voir celui ci.
19/02/2025, 17:51
Hell Yeah!!! Voilà ce que j'appelle une bombe bien métallique.P.S: Il serait bien que ce site passe en mode sécurisé: https car certains navigateurs refusent son ouverture car il est considéré comme malveillant.
19/02/2025, 16:32
Pareil, vu au Motoc l'année dernière plus par curiosité qu'autre chose : et bah c'était excellent ! La passion qui transpire, la nostalgie d'une époque aussi et puis cette énergie !
17/02/2025, 21:39
Oui, Keton de Pena est une légende encore vivante avec son Thrash reprenant pas mal les codes du Heavy. Il y met cette ambiance jubilatoire en forte communion avec les fans (il a dû vous faire le coup du drapeau). Je l'ai vu deux fois il y a une dizaine d'années, c&a(...)
17/02/2025, 13:18
Vu pour la toute première fois en live l'été dernier.Il était grand temps pour moi au vu que j'adore ce groupe...Le concert était laaaaaargement au-dessus de ce que j'en attendais : Ambiance, prestation, joie communicative, ultra-res(...)
17/02/2025, 06:50
C'est un groupe assez ancien en fait, ils ont bien vingt ans de carrière derrière eux. Martin Mendez les a recrutés pour son propre groupe parallèle à Opeth, White Stones, car il est installée à Barcelone. Ils avaient commenc&eacut(...)
15/02/2025, 18:14
Âge oblige, j'ai connu à fond cette époque et elle était formidable. Evidemment, aujourd'hui, il y a internet mais le gros avantage du tape-trading, c'était que, par défaut, un tri s'effectuait, copie après copie (de K7). Aujourd(...)
14/02/2025, 05:50
AAAAh Benediction... Toujours un plaisir de les retrouver. Et en live c'est du bonheur (efficacité et bonne humeur!)
13/02/2025, 18:38
Dans son livre "Extremity Retained", Jason Netherton met en lumière l'importance énorme que ce phénomène a eu lieu dans la naissance de la scène. Tous les acteurs isolés dans leurs coins du monde échangeaient par ce moyen, et cela le(...)
12/02/2025, 01:30