Petite résumé offert par Wikipedia pour placer le contexte :
« James Durbin, né le 6 janvier 1989 à Santa Cruz, Californie, aux États-Unis, est un chanteur américain, issu de la dixième saison du télé-crochet American Idol où il finit quatrième. En mars 2017 il devient le nouveau chanteur de QUIET RIOT »
Ainsi, le décor est planté, et je ne suis pas obligé de trouver une formule toute faite pour introduire cette chronique. Frontiers nous propose donc sa nouvelle signature, avec DURBIN, dont ce premier album risque de résonner dans la mémoire des amateurs de Heavy Metal. En se rodant sur scène à la télévision, le petit James a donc fait ses armes, et à taillé le duel avec certains des plus grands représentants de la scène Metal mondiale. On l’a retrouvé battant le micro aux côtés de stars internationales comme Stevie Wonder, Don WAS, Zakk WYLDE, Sheryl CROW, Tom JONES, Mick Mars de MÖTLEY CRÜE, Bob Babbitt des THE FUNK BROTHERS, et STEEL PANTHER, mais aussi défiant le Metal God sur son propre terrain, s’accaparant « Livin’ After Midnight » et « Breaking the Law » du PRIEST avec en guest de luxe le cuirisé Rob Halford, à qui on avait déjà fait le coup quelques années avant en le remplaçant par le fan Tim Owens. C’est donc à une jolie entreprise de recyclage à laquelle nous confie le label de ce bon vieux tonton Serafino, et si le replacement de produit est assez habile, le résultat artistique est à la hauteur du talent vocal de ce jeune et fougueux chanteur.
Même si James a déjà sorti des albums sous son propre nom, The Beast Awakens est sa première déclaration d’intention en tant que concept. James devient donc DURBIN, un sorte de proto-groupe en solitaire décoré de jolies participations, et surtout, un aveu d’allégeance au Metal le plus traditionnel qui soit, celui né dans les années 80, et puissant comme un panzer. Quiconque a vu évoluer le candidat lors de la dixième édition d’American Idol sait que le jeunot peut tout chanter, mais qu’il n’est jamais aussi à l’aise que dans un registre Metal. C’est ce que prouve à posteriori ce premier album, qui voit la bête se déchaîner pour nous prouver qu’elle a sa place dans la grande famille du Heavy Metal. Je le disais plus en amont, si James est la star incontestée de ce longue-durée, il n’en a pas pour autant travaillé seul, et l’album a employé des valeurs sûres du marché que l’on retrouve dans une liste de guests assez conséquente. Outre le chant, James a aussi pris en charge certaines parties de guitares, mais l’instrument noble s’est aussi vu manié par des gâchettes fines, dont Phil Demmel, Jon Yadon Jr, Marc Putnam, Dylan Rose & Nick Gallant. Outre ces intervenants le temps d’un solo, la section rythmique a été prise en charge par le bassiste Barry Sparks et le batteur Mike Vanderhule, les synthés par Earl Salindo, alors que Eyan Heggum, Ellison & Jeremy Locke ont taquiné le manche sur certains morceaux.
Immédiatement, Frontiers joue la carte du traditionalisme, en adressant cet album aux fans de DIO, de BLACK SABBATH, de JUDAS PRIEST, mais aussi à ceux que le Heavy Metal américain a marqué pour la vie. Résolument nostalgique, The Beast Awakens se voit rangé aux côtés des groupes recycleurs les plus révérés de la scène US, et les noms de HAUNT, ETERNAL CHAMPION, SUMERLANDS, et ENFORCER sont cités pour baliser le parcours. Mais si ces noms sont employés avec un certain enthousiasme, DURBIN ne ressemble à aucun d’entre eux, du moins de près, de loin l’illusion pouvant encore fonctionner. Mais réduire James a un entrepreneur de pompes funèbres old-school serait d’une injustice rare, tant la voix du musicien est exceptionnelle, de celles qu’on rencontre parfois dans les couleurs du Heavy Metal de la nouvelle génération. Avec son timbre en union fatale entre Rob Halford, Sebastian Bach et Michael Kiske, James fait évidemment des merveilles, et parvient sans peine à transcender des thématiques simples piochant dans le répertoire le plus historique de notre musique favorite.
Entre Metal de tradition, emphatique comme le mariage de DIO avec un dragon (« Riders On The Wind », « The Sacred Mountain », qui semblent tous deux issus des séances de Holy Diver), des allusions plus que poussées aux syncopes de la NWOBHM (« The Prince Of Metal »), et des brulots à rendre fous les afficionados de SKIDROW (« Kings Before You » en compagnie de Chris Jericho & Phil Demmel), The Beast Awakens se présente sous la forme d’un hommage complet à la scène Heavy de ces quarante dernières années, comme un best-of déguisé, ou un cover-band s’étant approprié des hits éternels pour les arranger à sa sauce.
Le terme n’est pas péjoratif, et l’ambiance crédible et bouillante. Si les morceaux ne font preuve d’aucun culot et aucune imagination, ils n’en recyclent pas moins avec flair des riffs traditionnels, se rapprochant même parfois de la vague nineties et de son amertume de violence savoureuse (« The Beast Awakens »). Les clichés sont utilisés à plein régime, mais ne tombent pas dans la pochade maladroite, grâce au talent d’un vocaliste qui croit vraiment en ce qu’il chante, sans être dupe de ce décorum un peu trop classique. On le retrouve à plein régime pendant près d’une heure, comme s’il défendait ses chances sur la scène du fameux télé-crochet, pour décrocher le précieux sésame qui lui a échappé la première fois.
J’admettrai par contre volontiers que le métrage de ce premier film pour les oreilles de DURBIN aurait pu proposer un cut plus concis. Car même si les chansons sont bonnes et crédibles, leur accumulation d’idées passéistes finit par marquer le pas, même si la composition a eu l’intelligence d’aménager des espaces plus aérés en fin de parcours (« Battle Cry »). On finit parfois par tomber dans la parodie pure et dure (« By The Horns »), d’autant que l’épilogue de cette aventure ne lésine pas sur la puissance et la longueur. Mais heureusement, « Rise To Valhalla » est le feu d’artifices auquel nous avions droit, avec son Heavy joué façon Power qui aurait pu incarner la chanson de la victoire pour James.
Alors, belle aventure d’un soir, ou histoire d’amour sur le tard ? L’avenir nous dira si le public suit James sur le long terme pour en faire un officiel ou le garder sous le coude comme amant de passage. Mais la lune de miel est belle en tout cas.
Titres de l’album:
01. The Prince Of Metal
02. Kings Before You (Ft. Chris Jericho & Phil Demmel)
03. Into The Flames
04. The Sacred Mountain
05. The Beast Awakens
06. Evil Eye
07. Necromancer
08. Riders On The Wind
09. Calling Out For Midnight
10. Battle Cry
11. By The Horns
12. Rise To Valhalla
@ Oliv : Montpellier étant une ville et une agglomération plus petite que Lyon, il n'y a véritablement de la place que pour deux petites salles orientées Rock-Metal-Punk-etc, à ce qui me semble après vingt-cinq ans d'observation. Au-delà,(...)
06/05/2025, 20:29
"Death To All", à chaque fois que je les ai vu ils avaient un line-up tout à fait légitime (dont une fois tous les musiciens qui ont joué sur "Human", à part Chuck bien sûr)Et puis la phrase "Chris Palengat pr(...)
06/05/2025, 20:28
Je ne vois pas beaucoup l'intérêt, et je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas attendu les trente ans de l'album l'an prochain. Ces dernières semaines je me retape les premiers, et ça reste un bonheur.
06/05/2025, 19:29
Vénérant ces albums et n'ayant jamais vu la vraie incarnation de Massacra, hors de question de louper ça (si ça passe à portée de paluche, pas à Pétaouchnok). Un peu comme un "Death To All"...
06/05/2025, 17:11
Ils sont juste trop faux-cul pour assumer le statut de tribute band, voilà tout.
06/05/2025, 16:15
Si je comprends bien il n'y a qu'un seul membre d'origine ? et évidemment que c'est un tribute band, comment l'appeler autrement. à ce point autant commencer un nouveau groupe avec un clin d'oeil, pour affirmer une certaine continuité. Faut assum(...)
06/05/2025, 05:51
Perso, je suis plutôt preneur ! Reste plus qu'à espérer que ce soit à la hauteur de mes attentes !(Faut bien avouer que même si je suis fan de l'album Sick, mon préféré reste Enjoy the Violence ! Quelle tuerie absol(...)
05/05/2025, 23:34
J'ai eu la chance de les voir il y quelques semaines dans une salle stéphanoise chauffée à blanc et je peux vous dire qu'on va entendre parler de ces garagnats dans le monde entier !!!! Du grand art .
05/05/2025, 18:16
Après j'ai 50 balais et je ne vais plus trop a des concerts ou festival et pourtant j'ai le sylak a 10 minutes de chez moi mais ce n'est plus ma tasse de thé et désintéressé de la scène actuelle et l'ambiance qui ne me correspond(...)
04/05/2025, 12:35
C'est très surprenant car Montpellier est bien connu pour être étudiant , dynamique et jeune . Je ne comprends pas ces difficultés car je ne maîtrise pas tout alors qu' a l'inverse dans la région Lyonnaise où je suis , c'est plut&oci(...)
04/05/2025, 12:25
Moi j'y serai !Avec les copains de Sleeping Church Records, on sera sur place !
04/05/2025, 09:55
Je l'ai essayé, alors que je n'écoute plus Benediction depuis beau temps. Ce sont des vétérans et le retour de popularité du Death vieille école leur vaut une certaine popularité, qui n'est pas volée au regard de cette long&ea(...)
03/05/2025, 22:39
T'as même pas le courage de dire que c'est un comportement typique de la population noire américaine, ce qui n'a aucun rapport ici.
03/05/2025, 21:41
Je précise ne rien avoir avec ce dénommé Caca qui semble péniblement tenter mon style pour faire fureur dans les commentaires. Vous manquez de style et de fond, cher Caca !Je suis top nazi ici et je vais pas laisser ma place à la médiocrité (...)
03/05/2025, 21:36
Oui c'est tellement américain cette histoire, je juge même c'est tellement un autre monde. Mais il semblerait qu'il ait, c'est peu dire, dépassé les bornes.
03/05/2025, 21:31
En France, sa mère serait tout sourire sur un cross volé devant les caméras en train de dire "qui n'a jamais fait un refus d'obtempérer".
03/05/2025, 19:37