Lorsqu’on évoque le nom de KAT dans le monde du Metal, on pense plus volontiers à cette jolie donzelle blonde un peu dézinguée qui s’était autoproclamée « guitariste la plus rapide de la stratosphère ». Cette chère Katherine Thomas dont l’album Worship me or Die avait trouvé une tribune dithyrambique dans les colonnes de Hard Force, journal Ô combien objectif qui l’avait jugé supérieur au Garage Days Re-revisited de METALLICA (en même temps, n’oublions pas qu’un certain Guegano écrivait pour le même journal, lui qui ne supportait pas ce qui faisait plus de bruit que RUNNING WILD et qui avait trouvé en World Circus de TOXIK la quintessence du Speed Thrash), et a depuis longtemps occulté dans la mémoire des fans de Metal l’autre KAT, beaucoup plus crédible musicalement, et qui vieillit bien mieux (et ceux qui suivent l’actualité de cette chère Katherine savent qu’en prenant de l’âge elle devient de plus en plus pitoyable). Ce KAT là, solide, performant et surtout novateur venait de Katowice en Pologne, et proposait dans les années 80 un mélange intéressant de Speed, Thrash et Black primaire, cocktail épicé qui donnait tout son charme à des œuvres comme Metal and Hell, 666 ou Oddech Wymarłych Swiatów. Je ne vais pas me la jouer « j’ai tout connu en temps et en heure », puisque j’ai découvert l’existence des polonais bien après leur émergence, mais en écoutant leurs trois premiers albums, j’ai rapidement compris que le groupe méritait plus que ce statut de combo culte dont tout le monde connaît le nom, mais peu de gens la musique.
Et en 2020, alors que Katherine s’agite dans l’underground en tenue affriolante pour faire oublier le caractère pathétique de sa musique, les polonais sont toujours là, certes dans une configuration différente, certes après avoir connu plusieurs hiatus, mais debout, fiers, et prêts à fêter leurs quarante ans de carrière. Car en dépit du fait que leur premier LP n’ait vu le jour qu’en 1986, KAT est bien né en 1979, lorsque le Hard-Rock entamait sa mutation la plus importante vers le Heavy Metal des eighties. Et un tel anniversaire se devait d’être célébré en grandes pompes, et c’est pour ça que Piotr Luczyk, seul membre d’origine, nous a concocté un cadeau très sympathique, sous la forme d’un album hybride qui n’est ni une nouveauté ni une compilation, mais plutôt un patchwork sympathique pour faire la fête.
Toutefois, pas question de faire tourner les serviettes polonaises, le sujet est sérieux, et The Last Convoy survole quarante ans de carrière des polonais, sans se montrer allusif à leur répertoire passé. Entouré depuis deux ans des mêmes compères, avec Rogol à la batterie, Harris à la basse et Qbek Weigel au micro, Piotr Luczyk manie sa guitare avec beaucoup d’aisance, et nous présente ici un libretto assez varié, constitué d’inédits, de versions acoustiques, mais aussi de reprises, qui constituent l’ossature de l’inspiration de son groupe à la fin des années 70. Depuis longtemps, KAT n’est plus ce groupe étrange mélangeant les sons, mais bien une entité Heavy Thrash solide et performante, et The Last Convoy vient à point nommé rappeler le caractère de héros de série B de KAT, qui en osant le bric et le broc, nous livre l’album le plus frais de cette fin d’année 2020. Pourtant, au jugé du caractère décousu de ce tracklisting un peu culotté, le pire était à craindre, les albums en puzzle étant rarement les plus captivants. Et pourtant, ce mix d’inédits, de reprises bien senties et de versions réaménagées est d’une intensité rare, et d’une qualité indéniable, comme le prouve le lifting de « Flying Fire » qui transforme un ancien titre en hymne absolu au Heavy Metal franc et mélodique. Piotr n’a rien perdu de sa puissance en riff et de sa fluidité volubile en solo, et l’adjonction depuis 2018 du gosier puissant de Qbek Weigel lui permet de mettre en valeur ses idées et son talent, le vocaliste ayant les cordes vocales pour se glisser dans n’importe quelle peau.
On s’en rend compte sur la partie originale du travail, mais surtout sur les reprises, très dangereuses pourtant, les polonais s’attaquant carrément au patrimoine intouchable du Hard Rock et du Heavy Metal en reprenant à leur compte les monstres DEEP PURPLE, AC/DC et SCORPIONS. Et si d’ordinaire les covers un peu trop fidèles sont d’un ennui mortel, elles trouvent ici un reflet flatteur, le séminal « Highway Star » se payant le luxe d’une seconde jeunesse incroyable. Il faut dire que le costume d’Ian Gillan va comme un larynx à ce cher Qbek qui adopte les mêmes inflexions que son maître, et qui se livre à une performance hallucinante de mimétisme. Il en va de même - ou presque - avec l’insurpassable « Blackout » de SCORPIONS, joué façon Heavy Thrash et qui se montre aussi puissant et piquant que l’original.
Même constat pour le tube « You Shook Me All Night Long », copié note pour note sur le modèle d’époque, et qui prouve s’il en était besoin que les polonais sont aussi à l’aise en terrain Heavy qu’en tranchée Hard. Le reste de l’album est à la hauteur de ces appropriations, avec en tête de gondole le meurtrier « Satan’s Nights », calme comme une révolte sanglante à Alcatraz, et qui rappelle les années de fureur des polonais, les maîtres du Speed en leur pays. « The Last Convoy », plus calme et mid ne laisse pourtant pas retomber la pression, et nous entraine sur la piste d’un ACCEPT, alors que la tension progressive de « Mind Cannibals » souffle un vent de violence Trash Rock à la MOTORHEAD sur nos tympans déjà bien fragiles.
Comme tout anniversaire, The Last Convoy charrie son lot d’invités, avec Tim « Ripper » Owens venu pousser la note aigue sur « Flying Fire 2020 », Henry Beck, chanteur de KAT entre 2005 et 2018 sur « Mind Cannibals » ainsi que Maciej Lipina et Paweł Steczek, chanteur et pianiste sur « Dark Hole – The Habitat of Gods ». Et en toute simplicité, KAT nous ouvre donc grandes les portes de son histoire sur cet album happy birthday, qui dame le pion à bien des fêtes organisées par des hôtes bien plus prestigieux. Alors, pitié, ne les confondez plus avec cette blondasse bipolaire au teint jauni. Ils méritent bien mieux que cette triste confusion.
Titres de l’album:
01. Satan’s Nights
02. The Last Convoy
03. Mind Cannibals
04. Highway Star (DEEP PURPLE cover)
05. Dark Hole – The Habitat of Gods
06. Flying Fire 2020
07. Blackout (SCORPIONS cover)
08. You Shook Me All Night Long (AC/DC cover)
09. Hidden Track
Shit!
without Roman Kostrzewski - Kat not exist....
Piotr Luczyk has written many VERY disrespectful words on Roman Kostrzewski, an original KAT vocalist who was diagnosed with cancer recently. Fans & friends of Roman organize an event and a special record to fundraise money for a fight with his disease, Luczyk called it a business move and "a free promotion", and also he made some REALLY BAD "jokes" about it. This guy is TRULY obsessed with hate towards Kostrzewski for over two decades and it's no mystery he would be happy if Roman die, because he's morbidly jealous of Kostrzewski's band success and the support he recieve from his fans. The one and only KAT is band under the name Kat & Roman Kostrzewski. Luczyk's band is just a fully disgraced laughingstock, that's why they don't play any concerts in Poland. Nothing can justify Luczyk's behaviour, that was just way too much
Please, don't buy his music or merch, unlike his page, unsubscribe his YT channel, don't organize him any gigs, don't review and don't release his records and spread the word how f**ked up and toxic this guy is. He is finished and deserves to be forgotten. Thank you
No one cares about this pathetic imitation of KAT. Luczyk has no respect for the band's history and legacy, he should be forgotten.
Luczyk its not human , its total shit
Dear French Friends,
Kat without Roman Kostrzewski but with Piotr Luczyk is like Metallica without James Hetfield but with Kirk Hammett. If you want listen to REAL successor of this legendary band, just listen to Kat & Roman Kostrzewski right here:
Et bah dites donc... ... ...
Pas besoin d'anorak, ça chauffe ici.
Straszna kupa
lubczyk chooj wozi gnoj na gumowych taczkach ...
Alors en anglais à la limite ok, mais en polonais ça va devenir compliqué les gars !
Dobra zabawa na placu zabaw. Dzięki chłopaki !
Et le pire, c'est que j'ai perdu 3 min à vérifier si tout ceci était réellement du polak... ... ...
Dobrze, jechać luczyka.
"...jouer un concert en Arabie Saoudite. Un honneur absolu et un privilège. Les loups du nord apporteront la tempête hivernale à Riyad !"Un véritable honneur absolue de jouer en Arabie Saoudite, la ou les apostas sont condamnés &agra(...)
21/11/2024, 08:46
Quand on se souvient du petit son des années 80... Mais la prod ne fait pas tout, ça reste du pilotage automatique. C'est pas avec un truc pareil que je vais me réconcilier avec eux, et ça fait 20 piges que ça dure.
19/11/2024, 21:57
J'avais pas vu cette chronique. J'étais au soir avec Ulcerate et je n'ai pas du tout regretté...Le lieu : il y a forcément un charme particulier à voir ce genre de concert dans une église, surtout que le bâtimen(...)
15/11/2024, 09:51
Le who's who des tueurs en série. Un plus gros budget pour l'artwork que pour le clip, assurément. (...)
14/11/2024, 09:20
J'imagine que c'est sans Alex Newport, donc, pour moi, zéro intérêt cette reformation.
11/11/2024, 16:15
NAILBOMB ?!?!?!?!Putain de merde !!! !!! !!!J'savais pas qu'ils étaient de nouveau de la partie !!!Du coup, je regarde s'ils font d'autres dates...Ils sont à l'ALCATRAZ où je serai également !Humungus = HEU-RE(...)
11/11/2024, 10:09