Ils ressemblent à des rockeurs, peut-être un peu Punk sur les bords, et nous sont vendus comme un quatuor de Death/Black/Thrash Metal par leur agence de promo, mais aussi référencés comme tel sur le site Metal Archives. L’affaire sent le coup fourré, mais après écoute de l’objet en question, je peux affirmer que les TYRANNUS n’ont rien de rockeurs, et qu’ils ne promènent pas non plus leur clébard devant les supérettes. Ces écossais sont résolument des brutes épaisses qui se repaissent de violence instrumentale crue, à tel point qu’on a parfois le sentiment d’entendre un des cousins BM de CARCASS. Références obligent d’autant qu’Unslayable est leur premier album, succédant ainsi à un premier EP éponyme et une démo parue en 2021. Le fameux plongeon a donc été effectué, et autant dire que les écossais n’ont pas regardé à la hauteur des fonds.
TYRANNUS, ce sont donc quatre musiciens, Callum John Cant (guitare/chant), Fraser Gordon (guitare), Alistair Harley (basse/synthés/chœurs) et Alasdair Dunn (batterie), réunis en 2018 pour partager leur vision d’un extrême fluide, mais brutal. On trouve donc de tout dans leur musique, du Heavy Metal mélodique sur certains passages en solo, une hargne Death des origines anglaises, mais aussi une saine colère Black qui s’articule autour de couplets sentant bon les champignons foulés du pied botté dans la forêt.
En gros, un crossover à grand échelle, légèrement innovant pour ne pas rester coincé sur les étagères old-school, des arrangements assez fins et harmonieux quoique subtilement gothiques et inquiétants, mais évidemment, une cohésion qui fait plaisir à entendre, surtout sur un premier album. Je ne vous ferai pas le coup de « l’album de la maturité » de façon aussi prématurée, mais on n’en est pas si loin que ça, spécialement lorsqu’on tombe sur un des titres les plus ambiancés. Parsemé d’interludes mélodiques doucereux, Unslayable est un joli massacre intelligent, de ceux qui jonglent entre les genres pour éviter le surplace. La patte CARCASS déjà soulignée est parfois très présente, et accentuée par le chant très Walker de Callum John Cant, et on en prend note sur le terrifiant « It Taketh » qui pourrait être le résultat d’un voyage des anglais sur les côtes suédoises.
Sur huit morceaux, les TYRANNUS nous proposent une intro et un interlude, soit six titres à proprement parler. Mais ces titres sont suffisamment riches pour être appréciés, à l’image du malin « Unslayable », hymne parmi les hymnes qui nous ramène du côté de Heartwork de sa rythmique sans pitié et de son chant raclé sur fond de riffs performants. Pas mal de breaks, de lignes harmoniques acides, pour un jeu de construction très habile qui transcende les influences pour régurgiter un plan beaucoup plus personnel.
Très ancré dans le Death des années 90, endurci d’une couche de Black mélodique des années 2000, Unslayable pourrait même s’envisager comme un album de Death/Black progressif aux proportions humbles, mais à l’ambition certaine. Le fameux title-track passe ainsi par de nombreuses ambiances, sans jamais faire la moindre concession sur sa violence. Et c’est par un joli diptyque de plus de douze minutes que le quatuor termine sa course, via une terrible doublette résumant à la perfection sa démarche.
« Light the Last Sun » se propose ainsi de confronter le réalisme morbide du Death anglais à la grandiloquence du Black suédois, et cite DISSECTION, tout en optant pour un mode rouleau-compresseur. On aime évidemment cette production gigantesque, qui affûte les guitares pour rendre chaque riff plus tranchant, mais aussi ces régulières cassures harmoniques qui loin de plomber la progression, lui permettent de rendre plus d’ampleur.
Laissant parfois une gigantesque basse ronflante jouer les trouble-fête avant l’aplatissement Death de rigueur (« Break the Will of Evil »), TYRANNUS dose ses interventions, distille ses idées avec pertinence, et signe un premier album remarquable, à la croisée des chemins, mais parfaitement préparé. Une sorte de traquenard honnête, de déviation légère mais tangible, et une envie de casser les codes pour échapper à la meute old-school sans en nier pour autant les instincts.
Un rêve cruel pour une réalité encore pire. De quoi parfaitement cerner notre époque. A noter que l’album est autoproduit en version digitale et CD, mais distribué par True Cult Records en tape et rondelle à tirage très limité.
Titres de l’album :
01. A Cruel Dream
02. A Worse Reality
03. The Flood
04. It Taketh
05. Lake of the Undying
06. Unslayable
07. Light the Last Sun
08. Break the Will of Evil
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@Warzull Pour le coup, dans cette news, c'est bien de politique dont il est question...
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On en avait un "grand" festival de metal extrême, c'était le Fall of Summer et il a coulé, et pas à cause du Covid. Alors couillons, je ne me permettrais pas (et d'ailleurs je vais par ex voir Maiden en juillet comme un couillon
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Mouais mais en même temps c'est un problème de la scène actuelle, tu as encore des couillons pour aller voir Iron Maiden ou Metallica, Alors ouais il y a du bon, mais tu payes majoritairement pour Trivium Dimmu Kerry King et ce genre de merdes. Il y a un temps ou sur ce t(...)
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04/04/2025, 07:43
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@Zgueg Les révisionnistes de Poutine frappent encore ! ça me rappelle Donald 'Agent Orange' Trump qui accuse Zelensky d'accord commencé la guerre... mais, bon, que je sache, Zelensky n'était pas encore président de l'Ukraine au moment de(...)
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Bah oui c'est vrai ! Mais la scène Metal est devenu une telle blague qu'il n'y a plus besoin de poisson d’avril non ? (excuse bison pour dire qu'on avait pas d'inspiration cette année...)
02/04/2025, 22:07